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Transcription
Interviewer: Bonjour, je suis avec deux sexagénaires qui ont grandi en France dans les années 60 et 70. Toi Arnaud plutôt à la campagne dans le nord-est de la France.
Arnaud: Oui.
Interviewer: Et toi Nadine plutôt à Lyon dans le Rhône, dans un cadre urbain à côté des Alpes, c’est ça ?
Nadine: C’est ça, tout à fait.
Interviewer: Bonjour, merci d’être là. Alors Arnaud raconte-nous, décris-nous un petit peu le cadre de vie quand tu étais enfant, à quoi ça ressemblait ?
Arnaud: Alors il faudrait trois jours pour faire le tour complet mais simplement c’était un rythme lié à la campagne, la pêche, les activités simples et beaucoup de sociabilisation avec les cousins et oncles de la famille dans un petit village où tout le monde se connaissait.
Interviewer: D’accord et toi, Nadine, tu étais en ville, est-ce que c’était différent ?
Nadine: C’était différent dans le sens où j’étais moi dans un appartement. Donc je voulais toujours descendre dans la cour pour rencontrer d’autres petites filles et petits garçons et jouer avec, au vélo, aux patins à roulette, jouer aux balles, à l’élastique pour essayer d’être un peu moins seule.
Interviewer: Donc au niveau des installations, des aménagements, est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce qu’il y avait, ce qu’il n’y avait pas ?
Arnaud: Il n’y avait rien. Donc on devait s’occuper par nous-mêmes, alors on se fabriquait des épées, des boucliers avec des branches de noisetiers, des cannes à pêche, la pêche beaucoup. Le vélo, quand on a grandi un peu, la difficulté c’était en grandissant, quand on est enfant on s’amuse de tout, mais en grandissant on cherche l’autonomie et l’autonomie de déplacement, c’était pour nous le vélo. Mais il n’y avait aucune infrastructure.
Interviewer: Donc pas de salle de bain par exemple ?
Arnaud: Ah, après dans les maisons domestiques, non, il n’y avait pas de salle de bain, on se lavait dans la cuisine, ou on allait se laver dans la rivière qui coulait juste en dessous de la maison.
Interviewer: Et toi Nadine, vous aviez une salle de bain à l’époque ?
Nadine: Nous on avait une salle de bain avec une douche et les WC séparés. Et pourtant ce n’était pas un immeuble de standing, mais en ville, dans Lyon et la métropole de Lyon, je pense que beaucoup de personnes avaient une salle de bain à l’époque, entre 60 et 70.
Interviewer: Ok, mais c’était relativement récent d’avoir ce type d’aménagement à l’intérieur ?
Nadine: Oui, et puis mes parents étant militaires, je pense que les bâtiments étaient peut-être un petit peu plus développés que dans d’autres quartiers.
Interviewer: Certainement plus récent, parce que j’ai lu une étude récemment, dans le début des années 60, seulement 40% des Parisiens avaient une salle de bain. Et nombreux étaient ceux qui avaient les commodités, comme on dit, sur le palier.
Nadine: Très bien.
Interviewer: Au niveau de l’école, est-ce que c’était plus stricte ?
Arnaud: Beaucoup plus stricte. Moi je suis très peu allé à l’école en France, mais l’éducation était effectivement beaucoup plus stricte. L’instituteur était respecté. Il rentrait dans la classe, ou n’importe quel adulte rentrait dans la classe, tout le monde se levait comme un seul enfant. Quand on arrivait en retard, certains nous mettaient la main en hiver sur le radiateur pour qu’on comprenne bien. Il y avait des coups de trique, on se faisait tirer l’oreille, et j’ai l’impression que dans les années on n’était pas 19e siècle. Il faut juste dire aussi que le vin a été enlevé des cantines scolaires, je crois que c’est à la fin des années 50, voire même dans les années 60. Avant les enfants buvaient du vin à midi. Moi j’ai connu qu’on nous distribuait du pain et du chocolat à la récré, l’après-midi comme goûter. Mais tout ça effectivement ça semble être la préhistoire sociale.
Interviewer: Les profs étaient strictes, et les parents étaient strictes aussi ?
Nadine: Moi j’étais dans une école de sœurs religieuses, donc il n’y avait qu’elles qui dirigeaient l’établissement. J’ai connu l’école avec les sœurs au début et ensuite les maîtresses et les maîtres civils ont commencé à intégrer petit à petit l’école. Mais j’avais un uniforme, et chaque fois qu’on croisait une sœur, nous les filles, on devait faire une révérence. A l’image de la société, où chaque profession qui avait un minimum d’influence sur les masses, sur les gens, était respectée. Un médecin, c’était incroyablement respecté, un flic, un employé de banque, tous les gens qui portaient un costume, une cravate, une blouse, un uniforme, il y avait un respect qu’on nous enseignait, nous, j’ai des parents très cool, mais ils nous ont enseigné néanmoins la politesse, le respect et l’envie de bien faire et d’aider les autres, la solidarité.
Arnaud: Moi j’ai eu des parents un peu moins cool, mais plein de gentillesse malgré tout, ils essayaient, j’étais fille unique, donc ils essayaient de tout faire pour me rendre heureuse. J’ai commencé à découvrir le ski parce que j’habitais près des Alpes, ils m’envoyaient en vacances. J’ai toujours été très heureuse, mais par rapport à la scolarité, c’est vrai qu’aujourd’hui, moi qui ai travaillé après dans des écoles, ça n’avait rien à voir. Si je peux me permettre, aucun parent d’élève ne contestait alors une décision d’un instituteur ou d’un prof, que ce soit une mauvaise note, un redoublement, un écart de conduite. Les parents s’en prenaient aux enfants, moi je me rappelle m’être fait tirer l’oreille par mon père parce que j’avais eu deux heures de colle alors que j’avais 16 ans déjà.
Nadine: Et donc ça a bien changé.
Arnaud: Oui, moi je me suis pris ma dernière gifle à 21 ans.
Nadine: Moi je n’en ai jamais reçu, néanmoins j’en aurais mérité quelques-unes.
Interviewer: D’accord. Donc après bien sûr, vous avez grandi, toi Arnaud, tu as eu 18 ans en 77 et toi en 81, c’est ça ?
Nadine: C’est ça.
Interviewer: Qu’est-ce qu’on faisait pour s’amuser quand on était ado ?
Arnaud: La fête beaucoup. Les copains, parce qu’on n’avait pas d’internet, on n’avait pas d’ordi, donc il fallait aller vers les autres. Donc tous les jeunes fonctionnaient comme ça par groupe de copains. Alors on se retrouvait en buvait un demi de bière, en jouant au babyfoot. On allait au cinéma, on n’avait pas les moyens évidemment d’aller au restaurant, mais on allait dans les sous-sols, le garage d’une maison d’un des copains, où on discutait jusqu’à une heure du matin. On allait aux bals aussi. Voilà, mais c’était toujours une sorte d’instinct grégaire avec les copains.
Nadine: Tandis qu’en ville, c’était différent en ville, je sortais très peu. Jusqu’à mes 18 ans, c’était plutôt des invitations de “boom soirée”, mais toujours encadrées des parents. Et ensuite, quand j’ai eu ma première voiture, on allait plus en discothèque avec les copains et copines. On partait de trois jours sur la côte et on sortait beaucoup en discothèque.
Arnaud: Moi, j’ai eu ma première moto à 17 ans, donc ça m’a beaucoup aidé justement dans cette quête quasi permanente d’autonomie et de rapprochement avec les copains. On partait chez les uns, les autres, on partait pour la journée, on allait pique-niquer, on allait se baigner dans des rivières, mais on était toujours effectivement un groupe de copains.
Interviewer: On était plus libres en général ?
Arnaud: C’est une question difficile, mais moi je pense que oui. Je pense que oui, grâce notamment à ces quelques… Ça va faire “vieux con” de le dire, mais grâce à certaines valeurs qu’on nous avait vraiment fourrées dans le crâne. Moi, par exemple, quand je ne rentrais pas dormir chez mes parents et on n’avait pas de téléphone portable, je me débrouillais pour appeler. En disant ce soir, je ne vais pas rentrer pour pas qu’ils s’inquiètent. On essayait quand même de faire attention et encore une fois, on respectait l’environnement et les gens.
Nadine: Oui, c’était la même chose. Dès que j’ai conduit, mes parents étaient inquiets et il fallait que j’appelle lorsque j’arrivais et tous mes amis faisaient de la même chose. D’ailleurs, on appelait tous pour prévenir nos parents, pour les rassurer, ce qui nous semblait tout à fait normal à l’époque. Je ne sais pas s’il en est de même aujourd’hui. Et puis, on avait la liberté de se baigner dans les rivières, de camper de façon un peu sauvage au bord d’un lac. Il n’y avait pas toutes ces normes sociales, légales, on pouvait faire un peu ce qu’on voulait. C’était ça, la liberté dans le respect général.
Interviewer: Mais alors, comment vous faisiez pour organiser vos sorties sans téléphone portable ?
Arnaud: Il y avait le téléphone fixe quand même. Il y avait un téléphone filaire dans le salon, dans l’entrée pour toute la famille. Donc, on demandait si on pouvait téléphoner à nos amis. Soit on le faisait, si on est l’université, on se disait bon, on se donne rendez-vous samedi matin au péage pour descendre dans le Midi. Soit on se téléphonait le soir, on avait quand même le téléphone fixe.
Nadine: Moi, j’ai toujours eu le téléphone fixe. Le téléphone fixe, il fallait à peu près plus de 6 mois pour obtenir dans les maisons individuelles. A l’époque dans les années 70, délai 6 mois.
Arnaud: Et puis, encore une fois, comme on était toujours en groupe, on avait des points de chute prédéterminés. Donc, si on allait à tel endroit, vers telle heure, on savait qu’un tel aurait fini de manger le samedi midi, qu’on le trouverait dans tel bar ou dans tel coin.
Nadine: Oui, dans les campagnes, mais pas en ville.
Arnaud: Oui, dans les campagnes. Mais c’était ça. Parce que quand on téléphonait, on tombait souvent sur le père ou la mère, parce que les enfants répondaient très peu au téléphone. C’était bonjour, monsieur. C’est Arnaud. Est-ce que je pourrais parler à Hervé s’il vous plaît ? Il y avait toujours quelques minutes d’attente, mais il fallait en passer par là. C’était assez sympa quand même.
Nadine: Et aujourd’hui, on parle à nos amis en privé, par appel, par texto. A l’époque, ça, c’était pas possible. Quand on avait un amoureux, souvent on lui écrivait une lettre. Et puis, si c’était encore à l’école, si on était encore jusqu’en terminal, on lui glissait à la récré. Et puis ensuite, moi, j’ai eu écrit des courriers à des amoureux postés, postés. Comme ça ne se fait plus aujourd’hui, bien sûr, avec les textos et WhatsApp, c’est plus possible.
Arnaud: Oui, puis on allait chez les gens. Je sonnais chez les copains. Bonjour. Alain est là, s’il vous plaît ? Alain ! Il y a Arnaud pour toi ! Donc, on était obligés d’avoir ces contacts. Donc, on connaissait les parents de nos copains, alors que nous, on n’a pas connu beaucoup de parents de tous les copains de notre fille.
Interviewer: Et alors, qu’est-ce que vous écoutiez comme musique à cette époque, dans les années 70 ? Qu’est-ce qui était à la mode ?
Nadine: Alors, moi, c’était… Alors, au début, c’était plutôt la musique française. La musique française, j’aimais beaucoup Sheila, Claude François, Ringo… Des choses un peu “yéyé”. Et puis après, quand j’ai été plus âgée, j’écoutais plutôt de la new wave en boîte.
Arnaud: Alors, moi, j’avais une grande sœur qui écoutait sur son mange-disque en plastique orange, la variété française à la mode à l’époque. Moi, j’étais plus Rolling Stones, en grandissant Pink Floyd. Toujours les Stones, j’étais pas très Beatles, Au Bonheur des Dames. Mais la musique, c’était pas l’élément fédérateur. On n’était pas découpés socialement en fonction de la musique qu’on écoutait. Mais bon, c’était souvent nous, les mecs, surtout dans le milieu motard. C’était souvent de la musique un peu viriliste, quand-même.
Interviewer: Mais vous achetiez des disques ?
Arnaud: Le premier disque que moi, j’ai acheté, c’est Angie des Rolling Stones en 1974. J’avais donc 15 ans, un 45 tours.
Nadine: Moi aussi, j’achetais beaucoup de 45 tours, des vedettes actuelles, enfin actuelles de l’époque. Et je les écoutais, comme j’étais toute seule, je les écoutais beaucoup, beaucoup, beaucoup sur mon électrophone.
Interviewer: Et qu’est-ce qu’il y avait à la télé ?
Arnaud: Il y avait deux chaînes. Il n’y avait pas de télécommande, évidemment. Nous, on a eu la première télé en 1969 pour la mission Apollo sur la Lune. Et puis après, dans les années 70, il y avait les incontournables, les chiffres et les lettres qu’on regardait en rentrant de l’école. Et puis le soir, il y avait les dossiers de l’écran, beaucoup de films.
Nadine: Beaucoup de films. Des films français.
Arnaud: Beaucoup de films français, le début des films américains quand même. On allait beaucoup plus au ciné aussi, à l’époque. Mais c’était aussi le début quand même de l’empreinte américaine. Puisque dès le début de fin des années 70, des années 80, il y a eu Dallas, etc. On commençait quand même à être un peu vampirisés.
Interviewer: C’était plus facile de trouver du travail ?
Arnaud: Oui, c’était beaucoup plus facile, puisqu’il n’y avait pas encore ce chômage de masse qui est arrivé après le premier choc pétrolier en 1973-74. Mais ce qui est aussi important, c’est que quand on était jeune, on travaillait l’été. Et on trouvait facilement, avec ou sans l’aide des parents, mais on trouvait des jobs d’été. Moi, j’ai bossé à 14 ans tous les étés. Et ça nous donnait une certaine fierté et une certaine autonomie, avec le petit pécule qu’on s’était fait pendant l’été, des petits jobs, dans des superettes, barman, tout ce qu’on pouvait, agent d’accueil… On arrivait à trouver, et après, pour des métiers vraiment, moi, j’étais confronté en 1983 seulement, donc ça commençait à devenir plus dur, mais globalement, c’était plus facile. Quel que soit, il y avait encore beaucoup d’emplois ouvriers.
Interviewer: Alors maintenant, au niveau de la langue, est-ce qu’on parlait différemment à l’époque, je parle de l’accent, des expressions, du vocabulaire, du rythme ?
Nadine: Pour ma part, je parlais un très bon français, car j’étais, comme je l’avais dit chez les sœurs, avec des parents sévères. Mais les mots d’argot, il y en avait, je les entendais, mais je n’avais pas le droit personnellement de parler comme ceci à la maison, je parlais plutôt avec mes copains dans la cour ou en sortie. Et on n’était encore pas sous influence d’un langage, issu d’internet, issu du téléphone portable. Mais c’est surtout dans les années 80 que ça a évolué et très rapidement, depuis les années 2010, depuis le téléphone portable, même nous qui sommes maintenant considérés comme des boomers, moi je comprends plus grand chose.
Interviewer: On voyageait souvent, habituellement, dans les autres pays de l’Europe ou pas trop ?
Nadine: Pour ma part, oui, j’ai voyagé avec des échanges scolaires. Donc j’ai fait l’Espagne, l’Angleterre, d’autres faisaient l’Allemagne. Donc surtout ces trois pays. Et avec mes parents, j’ai fait beaucoup l’Italie, parce que mon papa était d’origine italienne. Mais surtout l’Europe, pour ma part.
Arnaud: Alors globalement, c’était les couches sociales les plus élevées qui voyagaient un peu à l’étranger. Mais les Français allaient beaucoup en France, en voiture. Ils allaient camper en Bretagne, à la campagne. Et parfois les citadins allaient camper à 25 km de leur ville d’origine. Et c’était la pleine cambrousse et c’était vraiment dépaysant. Moi, j’ai eu la chance de voyager très jeune avec mes parents, notamment en Afrique. Mais c’était pour des raisons professionnelles, c’était pas pour les loisirs.
Interviewer: Donc on en revient un petit peu à la langue. Quand vous entendez les jeunes d’aujourd’hui, qu’est-ce que vous en pensez ? Qu’est-ce que ça vous évoque ?
Arnaud: Et je veux juste rajouter qu’à l’époque, on fumait encore dans les avions.
Nadine: Moi, la seule chose qui me gêne aujourd’hui, lorsque j’entends parler des jeunes, c’est qu’ils parlent extrêmement vite et je ne comprends rien. J’imagine que le vocabulaire a beaucoup changé, beaucoup d’expressions anglaises aussi.
Arnaud: Oui, ça encore, on peut les comprendre puisqu’on parle anglais tous les deux. Mais c’est surtout le rythme du langage. Est-ce que c’est dû à justement réseaux sociaux, à Internet, au téléphone, je ne sais pas. Mais je trouve qu’ils parlent extrêmement vite, sans articuler et je ne comprends pas ce qu’ils veulent dire. Il y a la façon de parler et aussi le vocabulaire utilisé. Je ne sais pas, des “crush”, des “ghost”, il me “ghoste”. On sait que “ghost”, ça veut dire fantômes, il me “ghoste” ou des abréviations qu’on ne comprend pas du tout. Des mots qui ne veulent absolument plus rien dire.
Nadine: On ne comprend pas, on ne comprend pas. Ça a commencé par le langage codé sur les SMS, LOL, MDR. Ça encore, on arrivait à comprendre. Mais alors depuis une petite dizaine d’années, c’est de pire en pire.
Arnaud: Juste pour rajouter que la vraie liberté qu’on avait à l’époque, c’était de penser par nous-mêmes et qu’on était obligés d’aller chercher des bonnes informations pour se faire sa propre opinion. Et il n’y avait pas d’influenceur. Moi, il y a une citation que j’aime beaucoup, c’est dire… Il n’y a rien de pire que la pensée unique. Il vaut mieux avoir une mauvaise pensée qu’une pensée unique. Donc à l’époque, on était obligés de se faire souvent sous l’influence des parents, mais quand même.
Interviewer: Dernière question. C’était mieux avant ?
Nadine: Pour ma part, oui.
Arnaud: Moi, je ne sais pas répondre à ça, parce que le mieux… On dit toujours que le mieux est l’ennemi du bien, mais c’était vachement bien avant. Aujourd’hui, c’est à nous de faire les efforts pour que ce soit bien. Mais il y a eu des tas de progrès qu’il ne faut pas nier, je veux dire. Dans les comportements humains, c’est beaucoup moins bien. Vraiment, vraiment. Par contre, il y a des évolutions dans la médecine, dans la prévention, dans l’aide aux plus démunis. Il y a des choses très bien, mais le quotidien est beaucoup plus difficile aujourd’hui. Je ne sais pas si c’est mieux ou moins bien, mais le quotidien est devenu très difficile. Ce n’est pas une question de classe sociale, c’est une question de sécurité, de religion. On est dominé, finalement, par des trolls qui sont sur Internet, par des forces qui viennent de n’importe où. La mondialisation est très difficile à assimiler. Autant, elle peut faire du bien, autant elle nous ouvre l’esprit, autant on peut en être victime aussi.
Interviewer: Merci Pauline.
Arnaud: Merci beaucoup.
Nadine: Merci à toi. Bonne journée.
Interviewer: Merci Nadine et Arnaud d’avoir répondu à mes questions. Bonne journée à vous !
